DAS iST DER LETZTE TAG !¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

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Zerbrochen . Où comment le coeur fond & se reforme________________WiLKOMMEN______

« Mon c½ur qui était en lambeaux le jour
où ils l`ont récupéré. Et ils ont tout réparé,
à coup d`aiguilles, de ciseaux, de fil et
d`epingles à nourice. »
Ophélie.

Allein ;___________________________________________________________Ècrit par Saam & Lenny
Sous Copyright ©
xx__________________________________« Komm und hilf mir fliegen »____ ~__

# Online seit Freitag, 26. Oktober, 2007 um 12:57

Geändert am Samstag, 13. September, 2008 um 03:42

______ « Comme un poison qui s'insinue en moi. »*« Kapitel o1 »*

_•• _____ « Comme un poison qui s’insinue en moi. »*« Kapitel o1 »*
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Quelques part, dans le futur

Note des auteurs : Un point de vue extérieur, un genre de prologue :)

« Vous ne me connaissez sûrement pas. Je m`appelle Meryl Dafont, et je suis une élève parmi tant d`autres dans l`un des lycées les plus réputés de la banlieue de Paris. Nous faisons parti d`une certaine élite. Elite contrôlée, bien que nous ne nous en rendions pas compte, par deux princesses. Comme dans chaque lycée, aussi quelconque soit-il, il y a dans notre établissement les élèves à connaître, et ceux à éviter. À l`époque, je ne savais pas que toute cette catégorisation changerait à ce point le cours de nos vies. Lorsque je suis arrivée, en seconde, je me suis vite liée d`amitié avec les garçons de mon âge. Ces derniers, adolescents banals, avaient tous en vue les deux nouvelles coqueluches du lycée. Sans faire spécialement preuve d`originalité ou de provocation, les deux jeunes filles étaient conscientes que de nombreux visages se retournaient devant cette prestance, cette aisance dont elles étaient acquises. Soit par curiosité, par amour ou par jalousie, les jeunes filles ne passaient pas inaperçues. April Smith & June Ulhde. La première fascinait par son teint de porcelaine, et ses beaux cheveux châtains, lisses et parfaits. Qu`il pleuve, vente, ou fasse beau, elle affichait chaque jour un teint parfait et une attitude supérieure. D`une silhouette régulière assouplissant chacun de ses gestes, elle avançait d`une démarche svelte. Supérieure, mais jamais réellement hautaine, elle souriait à chaque seconde qui s`écoulait, et se montrait si joyeuse qu`elle faisait passer son aisance en amitié. Sa prestance n`avait de but que si l`on était là. Et on l`était. Les autres élèves, autant que moi, l`appréciait pour les qualités qu`elle nous montrait. Intelligente, et déléguée de classe, elle n`avait jamais peur de parler aux professeurs en notre nom, ou de régler les conflits d`adolescents qui occupaient nos journées. Jolie, je n`aurais jamais cru pouvoir un jour entrer dans sa «Bande». Pourtant, elles m`avaient toutes accueillies avec des sourires, et des rires. Entrant en première, j`étais devenue une de ces filles inaccessibles. Moi qui avais toujours rêvé de ce statut, j`étais passé de l`autre côté du miroir. Pourtant, mon nom restait dans l`ombre. Mais peu m`importait. J`étais amie avec April. Et autant que je pouvais apprécier la compagnie d`April en devenant une de ses plus proches amies, je restais fascinais par l`autre princesse. June. Le nom même sonnait comme une mélodie douce et mélancolique. Les cheveux noirs, elle formait la complémentarité d`April. June paressait être le reflet d`une perfection. La silhouette fine, et aussi gracieuse que celle de son amie, son visage était celui d`une adolescente qui aurait connu un peu trop rapidement les dures difficultés de la vie. D`origine allemande, elle était à la fois l`inaccessible et le désiré. J`aimais April, et j`admirais June.

Notre lycée se démarqua également au niveau des relations entre les élèves. Très vite, la jeune allemande et son amie nous apportèrent une culture musicale inconnue. Organisant des clubs, ou des rencontres, elles nous apportèrent les nouveautés à la fois connues, et inconnues. Parmi ces musiques, nous écoutâmes pour la première fois les Tokio Hotel lors d`une soirée organisée. Le charisme du chanteur, et son originalité nous apparurent comme inédit. Pourtant, comme dans le monde extérieur, une fissure se forma. D`un côté, les gens qui appréciaient, et d`un autre, ceux qui détestaient. Et au milieu, les gens qui refusaient de donner un avis. Mais nous savions tous où se trouvaient les deux anges. Raccordée par leur amour du groupe, elles ne formaient qu`une. J`en étais parfois jalouse. June et April, tristement célèbres, cachaient une réelle amitié qui les unissait. Je les imaginais comme ensemble jusque dans la mort, unies par cette complicité que nous ne pouvions comprendre. Dans un sens, April me faisait penser à Tom et June à Bill. April était aussi naturelle et désinvolte que le dreadé. Prenant la vie comme elle venait, elle alignait les conquêtes en gardant cette attirance qu`elle provoquait. Véritable épicurienne, elle était la seconde partie d`un tout. La première, formait par June, ressemblait à la bulle dans laquelle Bill Kaulitz vivait. Attirante et intrigante, aussi belle que la nuit, elle montrait un aspect angélique de son image, tout en faisant attention à elle. Des jumelles. Les princesses d`un monde que nous pensions inébranlables. Mais lors de notre dernière année, l`ordre du réel sembla s`écrouler. June ne vint plus au lycée pendant quelques semaines, et April devint un peu plus sombre. Ses sourires étaient toujours présents, mais il y avait, dans son regard, comme un voile de tristesse, comme une destruction. Une cicatrice que le temps ne peut épargner. Pourtant, elle marchait toujours dignement, la tête haute. Même moi, proche de notre princesse, je ne remarquais pas immédiatement le changement. Il avait fallu que je la voie s`effondrer dans les toilettes de l`école pour comprendre à quel point elle et June étaient liées, par cette amitié, et par cette passion des Tokio Hotel. »


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Note des auteurs : Ce passage est un apperçu du futur. Alors si vous ne comprenez pas, c'est normal ;)

Mon rire résonne à travers les couloirs. Le concert fut, comme les autres, à la hauteur de leur talent. Dans ces lieux, je peux enfin redevenir moi même. Souriante, & joyeuse. Je suis fatiguée de l`autre monde, celui où je dois m`asseoir gracieusement sur une chaise semblable aux autres, tout en feignant de suivre le cours, qui lui, ne m`intéresse que sommairement. En attendant, ici, & maintenant, je peux regarder ces quatres anges rirent, fiers de leur prestation. Nos pas sont complémentaires, et la porte en métal s`ouvre dans un bruit strident. Il est tard, mais à cette heure-ci, il n`y a plus personne. Du moins, d`habitude, il n`y a plus personne.

- JUNE !

Je me retourne, le visage figé. Je fais face à mon interlocutrice. Merde. Merde, merde, et merde. Poupée brisée. Les sourires affluent, les souvenirs m`enveloppent. Je refuse. Je ne peux plus admettre de revivre ce passé. « Maman veut que tu dormes à la maison. Tu veux bien que je dorme avec toi ? J`ai peur de l`orage. J`ai peur d`être seule. June, tu seras toujours ma meilleure amie. On vivra à deux plus tard, & on aura le plus beau chien du monde. Tiens, regarde, les garçons sont beaux ici. Le lycée me fait peur. Oh, tu sais, je crois que Steven m`intéresse. Merde, June, t`es plus vierge ? Moi si. Faut que je trouve quelqu`un. Oh, regarde, ce fard à paupière me va parfaitement. Je n`ai plus de sous pour m`acheter leur dernier album. June ? T`es bizarre en ce moment. June ? Pourquoi tu ne m`aimes plus ? June, pourquoi ta mère me regarde méchamment ? Dis, June, pourquoi tu n`es pas revenue ? D`habitude, quand tu t`éloignais, tu revenais toujours. June, tu seras toujours ma jumelle »

- Merde ! Tu les connais depuis quand ? Putain, June ... C`est pour ça que tu m`as abandonnée ?

Abandonner ? Le mot m`assassine, me détruit. J`ai l`impression que mille aiguilles me traversent, tandis que je recule. Un pas, deux pas, et le torse de Tom. Il me regarde, inquiet, et je fais un mince sourire. Seul son jumeau m`a déjà vu détruite, et peut-être même Georg. Mais Gustav et Tom ne connaissent que la partie souriante de moi. Je dois me relever. Je feins le sourire, et m`avance. À trois pas se trouvent les Tokio Hotel, groupe populaire du moment. À trois autres pas se trouvent April, mon passé & ma vie. Je relève la tête, et bombe le torse, même si à travers la veste en cuir de mon chanteur, mes poings serrés tremblent.

- Les garçons, voici April. April, voici les ...
- Tokio Hotel

Un murmure, & des larmes. April pleure. Depuis quand ne l`avais-je pas vu aussi humaine ? Oh. Mais pour ça, il faudrait que je remonte le temps, à une période bien lointaine. A l`époque où April et moi étions inséparables ...

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Impressions ? Commentaires ? Suites que vous imaginées ?
La boîte à commentaire ne mord pas, on vous assure. Parce que oui, nous sommes deux, je vous rappelle ;p
Les prochains chapitres raconteront progressivement comment l'histoire va arriver jusqu'à ce passage. Vous comprendrez pourquoi April & June ne se parlent plus, & comment June est arrivé jusqu'aux Tokio Hotel.

# Online seit Freitag, 26. Oktober, 2007 um 13:15

Geändert am Sonntag, 09. Dezember, 2007 um 05:22

# Online seit Freitag, 26. Oktober, 2007 um 13:34

Geändert am Donnerstag, 10. Januar, 2008 um 12:01

______ « Tu seras toujours sacrée pour moi. »*« Kapitel o2 »*

_•• _____ « Tu seras toujours sacrée pour moi. »*« Kapitel o2 »*
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_________________STANDORT VON APRIL
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# Du bist alles was ich bin (8) #

Je souris bêtement. Tom parle de ses derniers exploits pendant que Bill boit chacun des mots de son jumeau, comme si ceux-ci allaient le déshaltérer d`une soif sans fin de lui. Georg, écoutant attentivement le dreadeux, affiche un petit sourire en coin alors que Gustav regarde ses mains qui battent la mesure à un rythme réguiler. Je les aime ces mecs, même s`ils nous font parfois souffrir
June et moi. L`interview terminée, je ferme la fenêtre et quitte l`ordinateur. Je prends mes tout nouveau livres de cours et les fourre à la hâte dans mon sac. Une bouteille d`eau, ma trousse de maquillage, un peu d`argent pour ce midi, mon portable, mon Ipod, sans oublier le cadeau que j`ai ramené de Grèce pour June. Ca devrait lui plaire, je ne peux pas m`être trompée, je connais ses goûts par coeur ...

Il n`y a plus personne dans la cour de l`école. Normal. Je suis en retard, comme toujours. Les profs ne m`en tiendront pas rigueur, je suis la reine ici.
Je m`avance vers la porte d`entrée, la tête haute, le sourire aux lèvres. Je vais revoir June. J`espère qu`elle a passé de bonnes vacances. Je n`ai pas eu beaucoup de nouvelles d`elle mais bon, je suppose qu`elle était trop occupée pour pouvoir m`appeler.
J`ouvre la dite porte. Rien n`a changé. Le sol est toujours recouvert de cet horrible carrelage gris, les murs n`ont pas été épargnés de leur couleur blanc cassé déprimante, il manque toujours des portes aux casiers défoncés par les petites racailles, les serrures des portes de classe sont toujours bouchées par des mouchoirs en papier ou encore par le chewing-gum d`un p`tit malin de troisième. Vraiment n`importe quoi. Je pense mériter mieux quand même.
Le bureau du proviseur se trouve, lui aussi, toujours au fond du couloir à gauche. L`écriteau « Proviseur Segher » a, quant à lui, été remplacé apparemment. Quelques élèves rancuniers ?

J`hésite à aller chercher mon retard. Bah, je suis de toute façon forcée de passer par là, je ne sais pas dans quelle classe on m`a mise cette année. Encore avec des p`tits cons je suppose. Il n`y a que ça ici. June et moi, on les remettra bien à leur place dès qu`ils feront un peu trop de leur gueule à notre goût.

Je me dirige d`un pas assuré vers la pièce. Je n`ai aucun mal à garder la tête froide devant les " autorités compétentes " comme dirait June x) Ils ne nous font absolument pas peur, leurs sanctions encore moins. Nos parents ne sont jamais au courant de nos aventures car on a appris, à force de retenues pour causes diverses, à détourner la faute sur les autres. Oh et puis merde ! On profite de notre jeunesse, on ne s`enferme pas dans des règles, on ne nous impose rien, on fait ce qu`il nous plait même si ça dérange et on vous emmerde.
J`empoigne la poignée de porte d`un geste vif, je passe ma tête en premier pour voir si Mr Segher est bien présent car je n`ai pas pris la peine de frapper avant. Il relève la tête et m`adresse un sourire quelque peu ironique. Il dépose lentement son stylo, croise les bras comme pour me dire qu`il attend des explications et se redresse sur sa chaise de bureau.

- Qu`est-ce que vous m`avez encore préparé comme excuse cette fois-ci mademoiselle Smith ?

Il avait posé cette question d`un ton à la fois las et énervé. Il se souvenait bien de moi. Comment nous oublier June et moi ? Smith est le nom de ma mère. Cela vous parait peut-être bizarre mais je n`ai jamais voulu qu`on m`appelle par mon vrai nom de famille : Leblanc. Ce serait comme porter le nom d`une personne que je ne connais pas. Je vis avec ma mère qui est australienne d`origine mais qui a vécu toute son enfance et son adolescence dans le sud du Canada. Elle a quitté ses parents à l`âge de 18 ans pour venir s`installer en France à cause d`un beau jeune homme brun aux yeux verts, mon père. Ils ont vécu une divine idylle pendant plus de cinq ans. Je suis née la sixième année. Autant vous dire tout de suite que je n`étais pas en enfant désiré. Mon père, Adrien, a été rejoindre sa maitresse, laissant ma mère livrée à elle-même avec un enfant à sa charge, après deux ans de mensonges. Oui, j`étais une charge pour elle mais elle n`a jamais bronché et m`a élevée du mieux qu`elle pouvait. C`est grâce à elle que je suis telle que je suis auourd`hui. Elle s`appelle Heather. C`est joli, non ? Comme elle.

- Mon réveil n`a pas sonné.

Cette fois, je ne mentais pas. Il soupire.

- Asseyez-vous.

Je m`exécute tout en prenant bien mon temps. Je lui souriai pour lui montrer qu`il ne m`impressionnait pas. Si June avait été là, elle n`aurait même pas pris la peine de prendre place sur la chaise vide à côté de moi, on se serait lancé un regard complice et serions parties en rigolant.
Un léger grincement se fit soudain entendre. Je me retourne et constate avec satisfaction que June et moi étions toujours aussi synchronisées qu`avant. Je lui adressa le fameux sourire complice alors que Mr Segher vint briser le silence.

- Mademoiselle Ulhde. Encore en retard. Vous rejoindrez votre amie, Mademoiselle Smith, en retenue.

Et une de plus. June s`empare des deux petits papiers violets pendant que je me lève et sors de la pièce et ferme la porte derrière elle. De retour dans le long couloir. J`ai un besoin de la serrer contre moi. Je passe mes bras autour d`elle et dépose mes lèvres sur sa joue gauche.

- Tu m`as tellement manqué ma June.

Mais, pourquoi tu me repousses ? Pourquoi ton regard est si froid ? Où est la lueur qui brillait dans tes si beaux yeux noirs ? Pourquoi tu me tournes le dos ? Pourquoi tu t`en vas ?

- Je ne veux plus te voir, April. Je te hais, autant que je hais ces idiots d`allemand dont nous nous prétendions être des fans. Je passerais chez toi ce soir, chercher mes affaires.

June ? Je meurs sans toi, sans ton regard, sans ton sourire ... Si tu t`en vas, une partie de moi disparait ..

_________________STANDORT VON JUNE
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Wenn nichts mehr geht Wird ich ein Engel sein Für dich allein ((8))

Je recouvre ma tête de mes draps blancs, ignorant presque que je suis déjà en retard. Une vieille habitude que j`avais longtemps gardée avec April. Mes yeux se ferment, bercés par la musique. J`ai depuis longtemps oublié qui ils étaient. Les Tokio Hotel. Un nom absurde, en plus. Dans un élan de colère l`autre jour, j`ai déchiré chacun de leur poster, et brûlé ce qui leur appartennait. J`avais capturé la serviette de Tom, mais elle a fini dans ma cheminée, balancée dans les flammes comme un torchon négligé. Chacun des bruits que faisait le papier déchiré m`emplissait d`une haine de plus en plus insolente. Je les haïssais, je les aimais. Je passais d`un statut à un autre, jusqu`à ce que l`indifférence s`empare de mon coeur. C`était fini. En une après midi, je venais de détruire ce qui me nourrissait. Ce qui me nourrit, ce qui me détruit. Cette attitude me faisait à présent vomir. Mon reflet, ma vie, mon monde. Comment pouvais-je dans une saleté pareille ? Depuis quand étais-je ainsi ? Si April me voyait ... J`en vomis. Je balance les draps, et mes pieds touchent enfin le sol froid de ma chambre. Même elle, dans laquelle je me sens habituellement bien, me répugne. Je crois que je suis dans une période où chacun des faits de ma vie me donne enfin de gerber. Je suis à bout. Alors c`est ça, la dépression ? Pauvre conne. Mon reflet me débecte. Mais lui, je ne peux pas le déchirer, ou le brûler. Je dois m`en contenter, inlassablement. Mon téléphone se tait enfin, & penchant mes doigts habiles sur le clavier déjà souillé, j`observe le nom d`April clignoter sur l`écran. Depuis quand ne lui ai-je pas parlé ? Les heures défilent, et je repousse à plus tard notre discussion.

« Tu étais où ? - En dépression »

Le lycée me parait être l`endroit le plus apte à la souffrance. Une punition de la vie, pour naître imbécile et mourir stupide. L`absurdité de l`homme résumée dans un bâtiment aux couleurs blanchâtres. Voir les mêmes gens, les mêmes hypocrisies, encore, et toujours. La fatigue se fait sentir, et mon visage n`en démontre pas moins une jeune fille parfaire. Je me présente. June Ulhde. Dans cet établissement, mon nom résonne sur chaque lèvre, autant que celui d`April Smith. À nous deux, nous formons les deux personnes les plus populaires du lycée. Belles, intelligences & supérieures. Nous dominons le monde car nous le détestons. D`apparences, April et moi n`étions que des filles superficielles. Mais derrière ce rideau de beauté, April et moi n`étions que deux filles, meilleures amies depuis nos couches culottes et complices au possible. Nous nous foutions éperdument des gens, tant que l`on était l`une & l`autre ensemble. Elle était moi, et j`étais elle. Passé. Il n`aura suffit que de deux semaines. Deux semaines pour détruire dix sept ans de vie commune. April était ma vie, mon souffle. Elle était mon oxygène et le sang qui coulait dans mes veines.

Je me rendais chez elle. Ces vacances s`annonçaient merveilleuses. Et puis, le drame. Tout se déroulait à merveille. Chaque détail avait été minutieusement étudié. Mais il a fallu que tout s`effondre. Ce monde, construit depuis des années, cette solidité que je m`efforçais de conserver. J`ai pris le bus, comme chaque matin. Ecouteurs aux oreilles, je me laissais emporter dans ce monde que personne ne connaissait. On appelle ça la pensée, j`appelle ça mon secret. L`arrêt était passé, et j`oubliais de descendre. Etourdie, mais pas pour autant exaspérée, je pris le suivant. De toute façon, April serait sûrement dans son lit, avec un garçon qu`elle ne connaissait que de la veille. En y repensant, j`aurais peut-être dû me diriger directement vers chez elle, pourtant, ce matin là, le soleil surplombant la ville, je me suis avancée jusqu`au quartier bourgeois. Marcher me plaisait. Le bruit de la ville m`amusait. J`étais une fille urbaine, technologie et modernité étant mes idéaux. Un pas, deux pas, et un carrefour. Il était là. Je l`aurais reconnu entre mille. Steven. Ce garçon était, par définition, notre victime. Il avait eu le malheur de tomber amoureux d`April. Une fille comme elle n`aurait jamais pû sortir avec un garçon comme lui. Le poussant à la dépression, il avait quitté l`école il y a quelques jours, sous le regard moqueur de l`école toute entière. Je me suis approchée du passage piéton. Le bonhomme était vert. Pourquoi ne traversait-il pas ? Son regard s`est tourné vers moi. Un triste sourire s`afficha sur ses lèvres, tandis qu`un sombre voile traversa son regard. Le vert remplaça le rouge, et son pied se posa sur la première bande blanche. S`en suivit d`un deuxième, puis d`un troisième. Ses pas s`enchaînèrent. Le camion roulait trop vite, non conscient qu`un adolescent traverserait le passage à ce moment précis. Je laissai tomber mon ipod, tandis que lentement, mes yeux se fermèrent. Cela me rendait aveugle, et non sourde. Le choc projeta le corps, et les ténèbres m`entourèrent.

Chérie tu a entendu ? steven c suicidé . kesketu fou ?
on sinkiète avec les filles. apel moi. April

Mes pas claquent contre le sol, et je me rends directement chez le directeur. Proviseur Segher. Son nom me rappelle mes origines. June, la fille dont la mère, Katia, en plus d`être propriétaire d`un bar à la mode, est allemande. June est alors intelligente. Elle parle anglais, allemand, et français. Elle excèle dans toutes les matières, et accompagne les premiers de classe. En plus, June est belle et elle est bonne. June est à la fois l`amie à avoir, et la petite copine idéale. June traîne avec des tas de gens, et elle connaît tout le monde. Vous voyez, cette fille exaspérante, c`était moi. Merde. J`ai juste arrêté de faire semblant d`être quelqu`un d`autres. Je frappe, et j`entre.

- Mademoiselle Ulhde. Encore en retard. Vous rejoindrez votre amie, Mademoiselle Smith, en retenue.

Mon regard se pose sur April, assise devant le proviseur. Merde, April, je suis morte. Ne te retourne pas. Pourtant, elle pivote, et me sourit. Bonjour, bienvenue en enfer. Le directeur me tend les deux papiers de couleur violette, & April se lève. Complétant mes pas, elle m`accompagne jusqu`à la sortie, et nous nous retrouvons dehors, dans ce long couloir un peu glacial. Des bras m`entourant, et une bouche se colle contre ma joue.

- Tu m`as tellement manqué ma June.

Je la repousse. Elle trébuche, et se retrouve à quelques pas de moi. Je vois que son regard a changé. Je vois que dès maintenant, le drame commençait à s`approcher. Le compte à rebours venait de commencer. Mon adieu à April se ferait. Mon dégoût venait d`en témoigner. Je connaissais April par coeur, et elle n`allait pas crier. Elle allait juste me regarder, s`attendant à un éclat de rire. Mais je n`en fis rien. Resserrant la bandouillère de mon sac dernier cri, je la dépassa et avança dans le couloir. Elle resta immobile. April. Elle était mon passé. Et je ne pouvais encore savoir que sa propre destruction me ferait connaître les garçons que des milliers de fans convoitaient. Je les aimais ces mecs, même s`ils nous faisaient parfois souffrir, April et moi. Quitter April me permettra de les rencontrer. Mais comment pouvais-je savoir alors que le drame était fin prêt à être enclenché ?

- Je ne veux plus te voir, April. Je te hais, autant que je hais ces idiots d`allemand dont nous nous prétendions être des fans. Je passerais chez toi ce soir, chercher mes affaires.

Désolée. Le mot ne sort pas, et pendant que je suis encore dos à elle, je sens les larmes s`emparer de mon regard. Mais mon attitude hautaine n`en démontre rien. J`avance majestueusement dans le couloir, m`éloignant un peu plus d`elle à chaque pas. Je te hais. Et c`est parce que je t`aime que je te hais. Voilà, le drame pouvait commencer.

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- Alors, il paraît que tu as une grande nouvelle à nous annoncer, David ?
- Et oui ! Nous avons réussi à organiser une tournée française. Ca peut paraître sommaire, mais les fans françaises sont de plus en plus nombreuses. Ce sera en octobre
- Mais c`est génial David !

La voix euphorique de Bill traversa la salle, tandis que des éclats de rire emplissaient la salle. Emu, David regarda ces quatres garçons, sortis à peine de l`adolescence. Ils étaient sa nouvelle famille et ils les avaient mené jusqu`à la gloire. Aujourd`hui, savoir qu`ils étaient les idôles du moment le remplissait de fierté.
La France n`était qu`à un pas.

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Voilà, le second chapitre. Présentation des deux personnages féminins de l`histoire, & Introduction des Tokio Hotel. On veut des critiques, des avis, & des commentaires . La suite arrivera progressivement.
Sachez que notre but, sinon le tragique, est à la fois de critiquer certains aspects de la vue et de vous faire ressentir des choses. Nous aimons par dessus tout le fait que certains vivent nos mots. Que ces derniers ne soient pas juste là pour former des phrases, mais qu'ils servent à vous prendre aux tripes.

# Online seit Freitag, 26. Oktober, 2007 um 13:47

Geändert am Samstag, 01. Dezember, 2007 um 13:55

______ « Tu es le sang & Je suis la veine. »*« Kapitel o3 »*

_•• _____ « Tu es le sang & Je suis la veine. »*« Kapitel o3 »*
_________________STANDORT VON APRIL
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Je voulais y croire. Je veux y croire. Même sans savoir. Sans savoir le pourquoi de la descente aux enfers de June. Une semaine. Trop longtemps que je ne la vois plus, celle qui fais que je respire. Banalités. "Salut, ça va ? Moi non plus." Mais merde j`en ai rien à foutre ! Où es-tu passée ? Je veux tout savoir, tout. Comme avant. Trop vite, trop brusquement, trop. Sans toi, je marche dans une rue où les lampadaires sont éteints, où il fait froid et sombre, où les sourires sont faux, fades, où l`air est irrespirable. Monotonie écrasante. Les couloirs me paraissent encore plus tristes sans toi, ma June, ma moitié. Tu es moi et je suis toi, alors pourquoi tu es si loin, pourquoi je n`arrive plus à attraper ta main ? Petite s½ur au grand c½ur. Grande s½ur pour toujours. Promesses.

# . Es Bringt Mich Um . #

Je range mes bouquins de mathématiques et ma calculatrice dans mon sac, le cours est enfin terminé. Je m`y suis ennuyée, comme d`habitude. Car en plus d`être belle et bonne, je suis intelligente, comme June. En parlant d`elle, elle n`a pas assisté au cours. Ca fait plusieurs fois d`ailleurs. Je m`inquiète mais refuse de le montrer, je me charge d`honorer notre réputation puisque tu as décidé de ne plus t`en préoccuper, June. Tu m`as laissé tombée, tu es égoïste. Je fais quoi moi sans toi ? Rien bien que je ne m`en sois pas encore rendu compte. Je salue tout le monde en m`en allant même si j`en ai rien à foutre. Tout le monde m`aime, je n`aime que June. Amour passionnel. Je quitte cette prison. Je marche rapidement dans les rues. Le soleil éclaire la ville tandis que le froid me transperce la peau, je claque des dents, mes doigts sont gelés. Je souffle dessus pour que la sensation devienne supportable mais ça ne fait pas le même effet que les mains toujours chaudes de June. Leur musique dans les oreilles, mes pieds connaissent le chemin par c½ur, j`arrive devant chez moi. J`ouvre le portail pour prendre le petit sentier donnant accès à la porte de derrière. Tiens, j`ai oublié de fermer en partant. Je saisis mollement la poignée, la chaleur m`envahit, un petit sourire ce dessine sur mon visage. Je sais qu`Elle est là. Je monte relativement rapidement les escaliers, ma chambre est au quatrième étage de ma grande maison, de notre chez-nous.

- June ? Tu as séché ?
- J`ai repris toutes mes affaires. Je te ferais parvenir les tiennes.

Non, je ne comprends pas. Mon cerveau ne veut pas comprendre. Les connexions ne sont pas nettes. Ma posture est ridicule, je ne contrôle plus mon corps. Où vas-tu ? Tu ne peux pas partir. On est rien sans l`autre. Je ne suis rien sans toi. Tu es mon premier amour. On est deux, on pense un. Un seul amour, un seul avenir, un seul chemin. Tu es mon porte-bonheur, si tu tombes, je tombe. June, regarde-moi. Une seule question me traverse l`esprit.

- Mais pourquoi ?

June, je t`en prie, répond-moi. Ton silence est pire que tout. Ta voix résonne dans ma tête. " J`ai repris toutes mes affaires. Je te ferais parvenir les tiennes ". Alors, c`est fini ? Tu t`en vas ? Je ne te laisserais pas partir, pas sans moi. Mes yeux s`embuent, elle me regarde, enfin. Je vois dans son regard de la ... souffrance ? Non, non ,non. Tout sauf ça. Si tu souffres, je souffre. Je m`assois sur mon lit, mes jambes ne me supportant plus. Mes mains recouvrent mon visage ruisselant de larmes, mes coudes reposant sur mes genoux. Je pleure à tel point que j`ai du mal à respirer. Au moment où elle quittera cette pièce, mon c½ur s`arrêtera car seule elle est capable de remplir mes poumons d`oxygène. "JUUUNE". Ma voix transperce l`air, les oiseaux s`envolent, le vent ne souffle plus, le temps semble s`être arrêté. Je ne parviens plus à réfléchir. Je tombe, le vide au-dessous de moi. Je rampe à ses pieds et relève la tête. Je suis pathétique, sans elle. June, qui t`as arraché ton c½ur ? Elle préfère regarder une dernière fois vers Eux plutôt que de m`aider à me relever. June, je suis plus importante, bordel ! Tu n`es plus sans moi. Par pitié ...

Elle est partie. Je suis morte.

Je referme notre carnet. Celui qu`on tient depuis qu`on a appris à écrire. C`est ma semaine. Je le garde chez moi, dans un tiroir de mon bureau. Le tiroir, notre tiroir, nos secrets, nos peines, nos confidences, nos amours, nos fous-rires, Nous. Je le repose délicatement à sa place comme s`il s`agissait d`un trésor car, oui, c`en est un. Demain est un autre jour, pareil que tous les autres mais en pire. Tu ne le vois pas June, mais je souffre à un point inimaginable. Tu devrais le sentir pourtant. En refermant le tiroir, quelque chose tente de s`en échapper. Je le prends et le regarde. Je souris d`abord, puis, en voyant les deux petites filles rire aux éclats sur le bout de papier lisse, me met à pleurer. Je suis faible. Malgré tout ce que l`on pourrait croire. Je ne suis que ce que je veux laisser paraitre. Au-dessus de tout, des lois, des règles, de vous. Les larmes inondent à présent mes yeux, je ne distingue plus nettement ce qui m`entoure. Ces quatre visages. Toujours les même. Toujours aussi parfait. Je vous hais petits cons. Je vous hais autant que je vous aime.

- Mademoiselle Smith, vous rêvez ! Si vous vous ennuyez, dites le moi maintenant qu`on vous trouve quelque chose à faire !
- Je m`ennuie Madame Heulch.

Tout le monde me regarda avec une certaine admiration. Je m`en foutais, j`y étais habitué. Je regardai Meryl qui était assise à côté de moi, à la place de June. Elle m`adressa un sourire que je lui rendis, crispé. J`avais acheté le dernier Bravo pensant qu`on le lirait à deux alors que les autres seraient occupés à soit écouter attentivement le cours de la grognasse, écrire des "Laura + Alexis" sur leur banc, regarder le plafond ou encore, le plus reposant, dormir. June et moi maitrisions parfaitement la langue, pas besoin, donc, d`y faire plus attention que ça. Aujourd`hui c`était différent, chaque mot me faisait penser à elle, à nous mais je n`avais plus personne vers qui me tourner. Personne qui me comprendrait en l`espace d`un regard, un seul mot qui nous remémorerait quelque chose même la plus insignifiante qui soit. Mes yeux se posent tristement sur ces quatre visages recouvrant mon agenda. Vous avez la belle vie, vous. Tout servi sur un plateau d`argent, il vous suffit de claquer des doigts pour obtenir ce que vous voulez, on ne vous refuse rien, on ne vous enlève rien, on ne vous arrache personne. Ich hasse Sie. La sonnerie retentit et marque la fin de l`heure de cours. Je range une nouvelle fois mes affaires. Je ne comprends pas pourquoi elle n`est pas venue. Je lui demanderais des explications pendant l`heure de chimie de demain. Je rentre une nouvelle fois chez moi. Le temps n`a pas changé, il me parait même encore plus triste, il me manque une main, la sienne. Le chemin me semble plus long que d`habitude car je sais qu`elle ne m`attendra pas dans ma chambre cette fois-ci. Je marche sans but, je n`ai pas envie de rentrer. Je n`ai aucune raison de le faire pourtant mes pieds ne m`obéissent pas, je me retrouve allongée de tout mon long sur mon lit. Je suis couchée les yeux rivés sur le plafond, je tourne la tête vers la droite m`attendant à voir son visage m`adresser un sourire bienveillant, rien. Juste ma table de nuit où repose mon livre de chevet du moment " Lettres de l`intérieur". L`histoire de deux filles qui s`écrivent sans se connaitre. L`une est dans une prison ultra-sécurisée du fin fond de l`Amérique, l`autre mène une vie normale avec un frère ultra-violent. J`ai l`impression de ne plus te connaitre, June. Une putain de larme.

Meryl et moi avons tout de suite accroché. Elle n`est pas du tout comme June mais elle comble un peu le vide qu`elle a laissé en s`en allant, bien que mon c½ur soit toujours vide. # Sinloos und leer. # Ca n`a pas de sens. J`affiche un sourire éclatant en la voyant arriver. Je pris congé de la bande de garçon qui me faisait les yeux doux, espérant comme tous les autres une nuit avec moi, pour la serrer dans mes bras. Je l`appréciais vraiment beaucoup, elle était là pour moi. Même sans mots, elle parvenait à me rassurer, à me dire que tout ira bien, que tout s`arrangera. Je n`aurais pas eu d`autre alternative que de la croire si seulement June avait été présente aujourd`hui. Je tourne mon regard vers elle, je n`aime pas cette lueur dans ses yeux.

- April, tu n`as toujours pas de nouvelles de June ?
- On s`en fiche, de June. J`ai arrêté de croire qu`elle décrochera.
- Tu ... Non, rien, oublie. On a cours d`anglais.

Je n`avais pas envie de ramener le sujet sur le tapis une énième fois. Elle ne sait rien. Rien du tout et je ne compte pas lui raconter notre histoire. # Chaos Im System. # Cette phrase résume parfaitement la situation actuelle. La preuve, je l`ai écrite sur chaque feuille de mon bloc en attendant que June m`ouvre la porte hier soir. J`ai attendu toute la nuit. Ca m`a occupé. Mais ça, personne ne le sait. Je l`ai appelée 46 fois. Notre chiffre porte-bonheur. Choisi au hasard lors d`une de nos soirées à deux dans notre chambre, regardant des vidéos et fantasmant sur chaque partie de Leur corps. Avec elle, j`étais invincible, rien ne m`atteignait. Elle était mon soutien, ma bouée de sauvetage, ma bouteille d`oxygène. Je tombe, je me noye, je ne respire plus. Tout le monde est persuadé du contraire, je ne laisse rien paraitre, affichant toujours la mine réjouie de la fille pour qui tout va toujours bien, qui n`a pas de problème, qui ne souffre pas, que tout le monde aime mais qui n`aime personne. Personne ne peut espérer, ne fusse que l`espace d`une seconde, que je l`aimerais autant que je l`aime elle. Car oui, bien qu`elle semble ne plus vouloir m`adresser la parole, le sentiment d`amour infini que je porte pour June ne disparaitra jamais.

Six semaines que je ne l`ai pas revue. Six semaines sans le moindre signe de vie, pas de coup de téléphone, pas de texto du matin ni du soir, pas de petit mot gentil, pas de câlins, pas de bisous, pas de June.

J`ai continué à vivre et à sourire malgré la douleur que procure son absence. J`ai même rencontré un garçon lors d`une soirée bien arrosée chez la mère de Meryl. Il n`est pas beau, il n`est pas attentionné, il n`est pas forcément bon, il ne me fait pas de câlins mais il est gentil. Nathan n`est pas le petit ami idéal des cours de récrés des lycées américains mais il me téléphone le matin et le soir, comme June sauf que nos conversations s`arrêtent à un "Je t`aime, moi non plus".

Nouvelle semaine de cours. June est revenue, je ne la reconnais plus. Visage creusé, cernes immenses, vêtements trop larges. En revanche, je ne pourrais pas vous dire si la lueur qui brillait dans ses yeux est encore là; je n`ai pas croisé une seule fois son regard. Elle m`évite. Honte ? Je pencherais plutôt pour l`orgueil car ne l`oublions pas, nous sommes des reines. Je prends la direction du cours d`allemand, le dernier de la journée, avec Meryl à mes côtés, à la place de June. Je sais déjà tout, Meryl a été obligée de prendre l`allemand première langue. On papote de tout de rien, de choses inutiles. Je ne peux pas m`empêcher de jeter des regards furtifs en direction du dernier banc à gauche. Elle y est. Apparemment ses chaussures sont fascinantes, elle ne fait que les regarder. C`est con, mais je donnerais n`importe quoi pour être réincarnée en Converse. C`est moi que tu dois fixer comme ça, sans jamais fuir mon regard. Je voudrais plonger mes yeux dans les tiens jusqu`à la fin des temps, jusqu`à ce que la flamme naissante dans tes yeux me consume, qu`elle me brûle à petit feu. # Ich Verbrenne Innerlich. # Je quitte la salle de classe le plus vite possible. Je ne veux pas avoir de contact avec elle. Elle semble être de mon avis, je ne la vois plus. Je prends Meryl par le bras et l`emmène dans les couloirs.

- Aïe ! Tu pourrais pas regarder où tu ...

Elle passe sans m`accorder le moindre regard. Pour ma part, je bugue pendant trois secondes mais Meryl me ramène bien vite à la réalité.

- On a finiiii ! Tu veux qu`on aille au parc ?
- Euh .. Oui. Oui oui bien sûr ! Avec plaisir !

Faux -semblants.

_________________STANDORT VON JUNE
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Croyez-vous aux sentiments éternels ? Moi pas. Du moins, plus. Ma culpabilité dans la mort de Steven a chaque jour progressé davantage. Comment pouvais-je encore me lever chaque matin alors que ma notoriété avait coûté la vie d`un adolescent ? J`ignorais si la haine que j`avais pour April n`était pas en vérité la haine que je ressentais déjà. Je n`arrivais pas à m`envoyer toute cette haine qui s`accumulait en moi, et la façon dont April montrait son indifférence n`avait fait que m`irriter. April, mon Dieu, nous avons tué quelqu`un. Chacun de mes pas provoquèrent des chuchotements. « April et June ne sont pas restées une seule fois ensemble. Il y a eu une dispute entre les deux princesses ? Que s`est-il passé » Sinon mon histoire avec mon ancienne meilleure amie, personne ne semblait se soucier de Steven. J`aurais préféré mourir, que de voir ce dernier mettre fin à ses jours.

Lorsque je sortis des cours une heure en avance, séchant le cours de Mathématiques, je pris directement la direction du square. M`arrêtant rapidement dans une impasse, je pris possession d`un vieux carton. Les quelques arbres m`appelèrent, tandis que je reprenais mon avancée. L`immense maison d`April trônait en reine parmi les autres habitations banlieusardes, et je me perdis à sourire, les souvenirs m`envahissant. Mais je ne devais pas regretter. Poussant le petit portique, je pris l`initiative de rentrer directement par la porte de derrière, en traversant le jardin. La porte, donnant sur la grande chambre de la princesse, avait été peinte en rouge et noir. Ignorant à nouveau la vague de tristesse qui me parcourait, j`appuyais d`un mouvement saccadé sur la poignée Un univers que je pouvais haïr pleinement maintenant. Un décor étudié au détail près. Tout était rangé, parfait. Les murs, d`un blanc parfait, étaient encombrés de ces quatre garçons allemands. Une grimace sur le visage, je posai le carton sur le lit, et commença rapidement la fouille de mes affaires. Vêtements dans l`armoire, objets dispersés, souvenirs destructeurs. Je crache sur la simplicité de notre relation. Tu vivais chez moi et je vivais chez toi. On occupait la chambre de l`une, ou de l`autre. On était inséparable, jusqu`à nos rêves. Tokio Hotel. Mon regard se perd de celui d`un androgyne aux cheveux corbeaux. L`hésitation s`empara de moi, mais très vite, les larmes inondèrent mes joues. Bill. Jusqu`à ton prénom, tu me remplis de haine. Je jetai un vieux tee-shirt dans le carton, quand j`entendis la porte s`ouvrir derrière moi. Il n`aura suffit que d`une heure.

- June ? Tu as séché ?
- J`ai repris toutes mes affaires. Je te ferais parvenir les tiennes.

Je vois à son regard qu`elle ne comprend rien. Je vois aussi, dans sa posture, qu`elle n`est rien sans moi. En vérité, je sais que c`est à deux que nous étions reines. Nous étions chacune le pilier de l`autre. Toi et moi. Je tournais le dos à mon passé, m`avançant vers un avenir que je haïssais.

- Mais pourquoi ?

Sa voix la trahit, et pour la première fois depuis des années, je vois qu`April peut encore pleurer. Elle est redevenue humaine. April. Ton résonne en moi, et m`affaire à de sales cicatrices. Je comprends alors le vrai sens du mot souffrance. Je la vois s`avancer, et s`assoir sur son lit. Je sais qu`elle va craquer. Je sais qu`elle va s`effondrer, parce que je sais que je suis toute sa vie. Mais je sais que Matthew sera là. Matthew est le frêre jumeau d`April. Il est toujours là. Et moi, je ne serais plus là. April, mon c½ur, ma vie, tu as tellement de gens autour de toi que même si ton c½ur se déchire ce soir, tu ne mourras pas. Lui ... Lui n`avait personne et il est mort. Je m`empare de mon carton, et je sors. « JUUUUNE » Son cri résonne dans les lieux, tandis que je me tourne une dernière fois. Elle est tombée à genoux, le visage ruisselant de larmes. Les poings martelant le sol, je sais que je viens de lui arracher une partie de son c½ur. Mais, feignant l`indifférence, je jette un dernier regard aux Tokio Hotel, sur une simple image dans une chambre d`adolescence. Mon regard est de braise, et j`aimerais leur hurler mon dégoût. Eux, ils ont la vie facile. Eux, ils ont tout, et tout de suite. Et nous, nous ne sommes rien. Spring Nicht. Pauvre Bill. Tu me fais pitié à croire que la vie est aussi simple que dans un clip. Je tourne le dos. Au revoir.

Je marche sans toi. J`ai oublié de vider notre tiroir. Exaspérée, je décide de te le laisser. Ou plutôt, de ne pas me l`apporter. Risquais-je de ressomber ? Spring Nicht. Quand j`ai écouté la première fois cet allemand saisissant avec April, mon c½ur n`a fait qu`un bond. J`étais devenu prisonnière de leur charisme. Chacun de leur aspect me convenait, et j`avais développé avec April un sens du fanatisme inégalable. Spring Nicht. J`étais tellement persuadé que cette chanson montrait que le suicide pouvait être empêché que mon rêve avait été détruit quand ce corps est retombé durement sur le macadam froid. Mes pas résonnaient dans la rue s`assombrissant, mais je ne reculais pas. Cette nuit là, mon oreiller garda de nombreuses traces de mon rimmel. Oui, j`étais devenue cette personne, la fille au rimmel coulant.

Au dessus des toilettes, le lendemain à midi, je vomis mon repas. Je suis devenue le propre cliché de celles que je haïssais. Mais ma simple vue me répugne. April a sans doute remarqué que mes joues s`étaient creusées, ou que j`avais maigri. Elle me connaissait mieux que quiconque, et me savait. Elle me savait par c½ur, à défaut de se connaître elle même. À la dernière pesée, j`atteignais quarante et un kilos. Je ferme les yeux, toujours à genoux dans ce blanc immaculé. Souillé. Non, ici, c`est moi, la souillée.

- JUNE !

Je me relève, chancelante. La voix de Matthew résonne dans le local des toilettes, et j`ose à peine relever les yeux. Qu`est ce que tu fous dans les toilettes des filles, bordel. Relever la tête, je m`en crois incapable. Mais je le fais, avec tout le courage qu`il me reste. J`eus à peine le temps de croiser son regard haineux avant de sentir sa main contre ma joue. Je manque de trébucher, mais le bras du garçon le plus en vue du lycée attrape le mien. Il ressemble tellement à April. Il est son portrait craché.

- Le suicide ne parle pas de tristesse ou de mystère mais d`égoïsme pur & simple. On se charge des décisions qu`il convient à dieu de faire. Steven ne méritait pas de vivre s`il a mis fin à ses jours ainsi ! June, je refuse de te voir comme ces pouffiasses sans personnalité.

Je croirais entendre April. Elle me comprenait, elle me connaissait. Mais d`une désinvolture glaciale, et accompagné d`un geste brutal pour le repousser, je laisse mon visage tirer ses traits. Je m`approche de la porte, les sens me revenant peu à peu. La June que vous connaissez est morte. Je regarde Matthew une dernière fois, et je me remets à marcher dans le couloir. J`aurais dû aller en cours. Allemand. J`aurais dû me mettre à côté d`April et rigoler avec elle. J`aurais pu montrer à tous ma supériorité dans la langue en la parlant parfaitement. J`aurais dû lire les magasines récents sur Tokio Hotel, au lieu de suivre le cours. Car de toute façon, j`emmerdais le monde. J`aurais dû, aussi, prendre April dans mes bras, et lui montrer qu`elle serait toujours ma s½ur de c½ur. Mais au lieu de prendre cet interminable couloir, où les rires résonnaient dans mes tympans abimés, je suis sortie du lycée, et je suis rentrée chez moi.
Un mois plus tard, je n`étais toujours pas revenue. C`est là, que ma vraie descente aux enfers commença.

_________________STANDORT VON MERYL
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_________________________________ deux semaines passées

J`aperçus au milieu d`une foule impressionnante de garçon ma nouvelle meilleure amie. D`un sourire, et en quelques enjambées, je la rejoins. Cette dernière, satisfaite de ma venue, abandonna son fan club et me pris dans ses bras. J`ignorais si elle ressentait une réelle affection pour moi, ou si elle avait juste tout reversé sur moi. June partie, j`avais eu tout le loisir de prendre sa place. Autrefois, j`étais l`une des filles de leur bande. On ne connaissait pas mon nom, et on ne m`appréciait pas pour ma juste valeur. J`étais juste une de leur amie. J`admirais tellement les deux princesses que j`étais devenue leur sosie. Leur stéréotype complet, avec la prestance en moi, pensais-je. Mais April était venu vers moi. Elle m`avait montré le délicieux chemin de la notoriété. Mais cette fois, June accaparait encore mon esprit. Une fois encore, et aux demandes de nombreux camarades, je tentais le dangereux sujet tandis qu`on marchait côte à côté.

- April, tu n`as toujours pas de nouvelles de June ?
- On s`en fiche, de June. J`ai arrêté de croire qu`elle décrochera.
- Tu ... Non, rien, oublie. On a cours d`anglais.

Oui. April avait continué son bonhomme de chemin. Toujours dans l`élite du lycée, et devenue déléguée de classe, elle parcourt les couloirs majestueusement. Entourée de garçons, et portant le presque fardeau d`être l`amie de tout le monde, elle se saisissait d`un air hautain quand le sujet de June refaisait surface. « T`as vu, je suis encore la reine, moi » C`est ce que son air semblait dire. Mais je pensais savoir que çà faisait mal à April d`avoir été abandonné par June. Mais elle ne voulait juste pas le montrer devant les autres. Evidemment, j`ignorais tout, de la réalité. Je ne savais pas qu`April passait chaque soir chez June, attendant des heures devant la porte en espérant que cette fois là, elle ouvrirait. Mais toujours devant cette porte close, je ne pouvais savoir qu`elle n`attendait qu`une chose, le retour de sa meilleure amie. Chaque soir, elle appelait chez elle, attendant en vain que son ancienne amie décroche. Chaque soir, elle pleurait, en regardant ses posters, et les nombreuses photos de June. Comment pouvais-je savoir qu`April allait aussi mal depuis la perte de l`autre princesse ? Je n`en savais rien.
Et je n`en su rien, jusqu`au retour, six semaines plus tard, de notre autre reine. Mais le changement nous tua tous. Elle était là, à la porte de la classe. Mais elle avait changé. Les joues creusées, et le corps aminci, elle n`était qu`une pâle copie de la fille de notre souvenir. Même ainsi, elle était belle, et ma passion n`en fut que ravivée. Mais ce fut April qui m`intéressa. Elle regarda la silhouette de celle qui avait été sa meilleure d`un ½il apeuré. June n`était plus la même. Et nous savions que çà changerait tout. Elle avança, du même pas gracieux qu`auparavant, et elle s`installa dans le fond de la classe. April ne la regarda pas pendant toute l`heure de cours, et sortit parmi les premières. Elle s`était glissée dans sa bande de copine, et ignora June. Je compris alors que tout avait changé, au lycée. April restait reine. Et June devenait une ombre.
Nimm Meine Hand.

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Voilà, le seconde chapitre, qui s'est fait désiré, mais il est enfin là. On s'introduit un peu plus dans l'histoire & on vous mêne vers la rencontre des quatre boulets ;D
On se posez une question, Qui préférez-vous, April, ou June ?
Pour répondre à certaines personnes, Morgan s'occupe principalement de June & Asma d'Avril. Les autres points de vue sont écris selon les inspirations.
On veut des critiques, des avis, & des commentaires. Que va-t-il se passer dans le chapitre suivant ? Qu'aimerez-vous y voir ?

# Online seit Samstag, 27. Oktober, 2007 um 14:29

Geändert am Montag, 10. Dezember, 2007 um 12:54